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Pourquoi des jeunes filles se laissent prendre au piège du X

Pourquoi des jeunes filles se laissent prendre au piège du X

Pourquoi des jeunes filles se laissent prendre au piège du X
Pourquoi des jeunes filles se laissent prendre au piège du X

Il arrive que des documentaires éclatent comme des grenades. Hot Girls Wanted, réalisé par les deux journalistes Jill Bauer et Ronna Gradus et présenté au festival de Sundance, a choqué les spectateurs autant par ses images crues que par son propos : le nombre grandissant de jeunes Américaines désireuses de tourner des scènes pornographiques, comme s'il s'agissait d'un petit job presque « banal ». « On se disait que ce n’était pas possible qu’il y en ait autant, on ne pouvait pas y croire. Alors nous avons réalisé ce documentaire », racontent les deux journalistes à l’AFP.

La situation aux États-Unis, où l’industrie du X est florissante, n’est pas comparable avec celle de la France, où la plupart des studios ont fermé dans les années 2000. Mais qu’en est-il vraiment dans l’Hexagone ? Si aucune étude ne peut apporter de chiffres clairs, de grandes tendances apparaissent, comme l'affaiblissement du porno professionnel au profit des sites « amateurs », qui n'hésitent pas à recruter des jeunes filles juste pour une scène.

Dans son livre Le Travail pornographique (1), le sociologue Mathieu Trachman différencie deux types d’industries pornographiques : d’un côté « le professionnel avec les derniers gros studios comme celui de Marc Dorcel », et de l’autre le « pro am (pour professionnel amateur, NDLR) : des mini-productions qui simulent du travail amateur, soit des scènes rapides, sans aucun scénario, destinées aux plates-formes vidéo sur Internet ». Deux mondes complètement différents. Dans le premier, quelques « stars » et habituées du milieu mais peu de débutantes. « Je reçois beaucoup moins de demandes de femmes qui n’ont jamais fait de X aujourd’hui qu’au début des années 2000 », explique John B. Root, réalisateur et producteur de films pornographiques, notamment pour Canal +. Alors que dans le pro am, « le nombre de demandes est en constante évolution, et les trois quarts des filles ont moins de 21 ans », raconte Yan*, webmaster d’une des plus grandes plates-formes vidéo européennes. Une augmentation favorisée par la facilité à contacter ces sites : « Il suffit d’envoyer un mail et quelques photos pour être rappelée », explique Cléa*, 19 ans, qui a déjà tourné une scène.